LQQ : 5 choses à connaître absolument sur cet ETF

8 janvier, 2020

Depuis maintenant plus de 10 ans, le fonds indiciel LQQ bat tous les records en bourse.

Émis sous forme d’OPCVM par Lyxor (code ISIN FR0010342592), le LQQ fait parti intégrante de ma stratégie d’investissement.

Mais avant de passer vos premiers ordres d’achats, voici 5 choses absolument fondamentales à connaitre sur le LQQ.

Un ETF sur le Nasdaq 100

Le LQQ (Lyxor Nasdaq-100 D2x Lvg Uct ETF EUR Acc) est un ETF, acronyme d’Exchange Trade Fund.

Sous ce nom un peu barbare se cache un fonds de placement qui peut prendre la forme juridique d’une OPCVM ou d’une SICAV. Mais contrairement aux fonds de placement classiques, les ETF sont gérés quasiment automatiquement. En effet, l’objectif d’un ETF est de répliquer la performance d’un indice.

Il n’y a donc pas besoin de gérant (humain) pour composer l’actif de fonds. L’ETF se contente d’acheter et de vendre des titres de manière à répliquer exactement l’indice choisi comme référence.

Le LQQ est ETF qui cherche à reproduire la performance de l’indice Nasdaq 100 Leveraged Notional Net Total Return Index. Cet indice reflète la performance de l’indice Nasdaq 100 (code mnémonique NDX) avec un effet de levier x2 quotidien.

Nasdaq 100 : l’indice des techno US ?

Le Nasdaq 100 représente les 100 plus grandes entreprises non financières cotées au NASDAQ. On y retrouve notamment les géants de la tech américaines : Microsoft, Apple, Amazon, Facebook et Alphabet (Google) qui pèsent à eux seuls près de 40% du poids de l’indice.

Un indice qui change vite de visage

Mais la composition du Nasdaq 100 évolue très rapidement. En moyenne 7 à 15 valeurs font leur entrée/sortie de l’indice dans l’année. En effet, le Nasdaq 100 se défini comme un baromètre de premier plan pour les entreprises fortes, en croissance et à la pointe de l’innovation.

Une entreprise qui ne répondrait plus à l’un ou l’autres de ces critères serait rapidement sortie du Nasdaq 100. Puis remplacée par une société avec plus de potentiel de croissance.

Nasdaq 100 et changement de composition

Pendant la bulle internet, en 1999, le Nasdaq 100 a enregistré pas moins de 30 changements dans sa composition. Près de 30% de l’indice a été modifié au cours de cette seule année boursière.

De plus, le Nasdaq 100 n’est pas entièrement dédié aux entreprises technologiques

Le Nasdaq 100 est considéré comme l’indice des entreprises technologiques, ce n’est un secret pour personne. Mais lorsque l’on s’attarde sur sa composition sectorielle, on constate que les services et biens destinés aux consommateurs représentent presque un tiers de l’indice.

Dans le secteur des services aux consommateurs et des biens de consommation, on retrouve notamment :

  • Starbucks : chaine de café,
  • Netflix : distribution (streaming) d’œuvres cinématographiques,
  • Sirius : société de radiodiffusion américaine,
  • Costco : chaine de distribution,
  • Et des géants de l’agoalimentaire tels que Mondelez, PepsiCo et Kraft Heinz.

Pour une performance record

Le Nasdaq 100 est l’indice le plus performant qu’il existe aujourd’hui sur les marchés développés. Depuis sa création en 1985, le NDX affiche une performance annuelle de 14%, contre 9% pour le S&P 500.

Sur ces 35 dernières années, le Nasdaq 100 bat le S&P500 24 fois, soit quasiment 70% du temps.

Un ETF synthétique : éligible au PEA

Grâce au LQQ, vous allez pouvoir internationaliser votre PEA. Laissez moi vous expliquer comment un produit investi sur le marché américain est éligible aux avantages fiscaux du Plan Épargne en Actions.

Pour répliquer la performance de leur sous-jacent, les ETF ont deux possibilité :

  • réplication physique : l’ETF détient directement les mêmes titres (et dans la même proportion) que son sous-jacent ;
  • réplication synthétique : l’ETF détient des titres non liés à son sous-jacent et met en place un contrat swap pour répliquer la performance du sous-jacent.

Ce second mode de fonctionnement est un peu plus techniquement mais il a un très grand avantage : rendre un ETF suivant des actions/indices non européens éligibles au PEA.

Le fonctionnement d’un ETF synthétique

Le swap de performance est un contrat de gré à gré mis en place entre deux établissements financiers. L’objectif de ce swap est de s’assurer que l’ETF réalise une performance identique à son sous-jacent.

Par exemple, si la performance des titres détenue par l’ETF est supérieure à son sous-jacent (indice), l’ETF devra « payer » le surplus à la contrepartie du swap. Dans le cas contraire (performance inférieure), l’ETF recevra une compensation de sa contrepartie.

Ce mode de réplication permet coller au plus près de la performance de l’indice mais il vous expose également au risque de contrepartie. En effet, si la contrepartie de votre swap fait défaut, vous ne pourrez pas récupérer l’éventuel déficit de performance de votre ETF.

Comment fonctionne le LQQ ?

Pour être éligible au PEA et investi sur le Nasdaq 100, le LQQ utilise une réplication synthétique. Pour composer l’actif de son ETF, la société de gestion Lyxor achète majoritairement des titres émis dans la zone euro.

En effet, pour être éligible au PEA, un OPCVM doit investir au moins 75% de son actif en titres émis par des sociétés établies dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen.

Top 10 des titres du fonds LQQ

Le swap de performance est quant à lui conclu avec la Société Générale, qui n’est autre que la société mère de Lyxor.

Maintenant je vais vous expliquer la quatrième facette du LQQ, qu’il est primordial de connaitre avant d’acheter cet ETF.

Le LQQ bénéficie d’un levier constant de 2

Le LQQ bénéficie d’un effet de levier x2 quotidien, c’est-à-dire que si le Nasdaq 100 augmente de 2% sur un jour de bourse, l’ETF va croître de 4% sur ce même jour de bourse.

Outre l’excès de performance enregistré par le LQQ depuis 10 ans, il convient de se rappeler que l’effet de levier constant à deux inconvénients majeurs (mais pas rédhibitoires).

Risque de beta slippage

Avant toute chose, il convient de rappeler que les ETF à levier utilisent un effet de levier constant, c’est à dire qu’il est remis à 0 tous les jours.

Par exemple, prenons un investissement de 100€ sur un ETF avec un levier 2 tel que le LQQ. Si le Nasdaq 100 gagne 1%, l’ETF devrait grimper en théorie de 2% et mon investissement vaudra 102€. Jour suivant, si le Nasdaq gagne 3%, le LQQ gagnera 6% et mon investissement vaudra alors 108.12 (102 * 1+6%).

La remise à zéro du levier a pour conséquence de générer du beta slippage. Ce qui va faire apparaitre une divergence entre la valorisation de l’ETF et de son indice en votre faveur ou défaveur.

Ce beta slippage est l’application d’une simple règle mathématique. Imaginons que mon investissement de 100€ gagne 3% puis perde 2,9% le jour suivant. La valeur de mon investissement serait toujours identique à sa valeur initiale, 100€ (100*1.03*0.971).

Maintenant si j’avais pris un levier 2, la valeur de mon investissement serait de 99,85€ (100*1.06*0.942). La différence est minime mais imaginons que l’on répète ce mouvement sur des centaines de jours boursiers.

On constate nettement que sur un actif qui stagne, l’effet de levier constant a pour effet d’éroder lentement mais surement la valeur de l’ETF.

Mais il y a pire qu’un cours qui stagne quand on utilise du levier, c’est quand le cours dévisse. Et dans ce cas là, l’effet de levier se transforme en effet de massue.

Pendant la crise des subprimes en 2008, le LQQ a dégagé une performance annualisée de -43% alors qu’un ETF sur le Nasdaq 100 sans levier faisait -20%. Soit un levier de 2,15 que l’on pourrait décomposer comme ceci :

  • 2 : effet de levier
  • 0,15 : beta slippage

Quand on utilise un ETF avec un effet de levier, il faut être sûr de son point d’entrée et ne pas acheter juste avant une crise majeure.

Hausse de la volatilité

Maintenant, je vous propose de vous intéresser au marché haussier débuté en juin 2009. Je ne prends pas ce point de départ par hasard ou pour flatter ma comparaison. Si je prends cette date, c’est parce que les grands indices ont dessiné une Golden Cross.

Entre cette date et le 31 décembre 2019, le LQQ a enregistré une performance annuelle de 38,4% alors que son homologue sans levier, gagne 21,61%. Le rapport entre le LQQ et son homologue sans levier est encore une fois différent de 2, la faute au beta slippage.

Par ailleurs, cette hausse a été réalisée au prix d’une très forte volatilité. Quand on compare le LQQ avec un ETF Nasdaq sans levier, on constate que la volatilité du LQQ est quasiment deux fois plus élevée.

Pendant le mini-krach de 2018, le LQQ a perdu près de 40% (comparé à ses précédents plus hauts). Il faut donc avoir les nerfs solides pour encaisser une telle baisse de son portefeuille !

Comment trader le LQQ ?

Les ETF sont rarement adaptés à des stratégies de trading de court terme, il en va de même pour le LQQ. Les frais de gestion sont faibles (0,6% pour rappel) mais il faut également composer avec les frais de courtage et le bid-ask spread.

Exemple carnet d’ordres LQQ

L’écart de prix entre cours d’achat et de vente est un handicap pour le trader. Au moment où j’ai pris la copie écran du carnet d’ordre, je pouvais acheter le titre à 321.4€ et le revendre à seulement 321.15, soit un écart de 25 centimes ou 0.07%. Pour que ma position acheteuse soit rentable, il faudrait que le Nasdaq 100 gagne 0.035%, soit une trentaine de points.

Par ailleurs, le Bid-Ask spread n’est pas fixe. En cas de choc de liquidité, cette fourchette de prix peut augmenter drastiquement.

Maintenant, je vais vous expliquer comment investir en bourse grâce au LQQ.

La première chose consiste à évaluer le risque de retournement des marchés. Pour cela, je vous conseille de lire mon article pour vous protéger du prochain krach boursier.

S’il n’y a pas de nuage à l’horizon, le plus simple pour trader le LQQ (et comme n’importe quel ETF) consiste à acheter régulièrement des parts de l’ETF. Il faut même profiter de chaque baisse de l’indice Nasdaq 100 pour renforcer vos positions.

Cela constitue la meilleure stratégie pour vous protéger et profiter des évènements imprévisibles (black swan).

Dernier conseil, ne tentez pas de trader le prix du LQQ (support/résistance). Il est également inutile suivre les moyennes mobiles et autres indicateurs techniques de cet ETF. Comme le LQQ réplique le Nasdaq 100, suivez directement le cours de l’indice pour affiner vos prises de position.

Près pour grimper dans une Formule 1 ?

Le Nasdaq 100 est construit pour faire de la croissance et grimper vers les sommets, encore plus si vous y associez un levier 2.

Acheter du LQQ, c’est un peu comme monter dans une formule 1. En effet, vous allez grandement améliorer vos temps au tour mais attention à la sortie de piste en cas de pluie ou d’orage.

Vos achats doivent être fait de manière méthodique. Alors n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter du blog pour recevoir mon analyse des marchés financiers hebdomadaire.

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  1. Bonjour,
    J’utilise le LQQ, je le connais … mais la clarté et la pédagogie de l’article sont à souligner.
    Merci beaucoup 🙂

  2. Très bon article.

    Question : n’avez-vous pas peur des risques de contrepartie qu’engendre la réplication synthétique d’ETFs?

    1. Merci Valentin.

      Très bonne question, qui pourrait presque mérite un article !

      Comme son nom l’indique, il s’agit d’un risque de voir la contrepartie de notre swap faire faillite. Il faut donc s’assurer que cette contrepartie soit solvable. Concernant la Société Générale, je n’imagine pas la troisième banque française faire faillite.

      Si la SG faisait faillite, je perdrais très probablement mon swap. Cependant, je resterais propriétaire des actifs qui composent le LQQ. Lyxor (gestionnaire d’actifs) serait revendu à un autre établissement financier, qui liquiderait ou poursuivrait la gestion de l’OPCVM.

      1. Merci pour cette réponse.

        J’ai personnellement beaucoup de mal à faire confiance aux ETFs synthétiques (peut-être à tort).
        Malgré l’avantage fiscal que ces ETFs procurent (grâce au PEA), je préfère être sur le compte titres et négocier avec des ETFs à réplication physique…

  3. j’ai qlq petites questions concernant le tracker LQQ en espérant que vous pourrez trouver un peu de temps pour me répondre 🙂
    >les frais sont de 0.60% à l’achat mais il y a-t-il d’autres frais « cachés » ou qui s’ajouteraient journalièrement ? ( j’imagine que non ),
    >au bout d’une année comment se déroule le règlement des frais de 0.60% ? c’est une question que je me pose pour tout etf en fait.
    > je voulais me faire une idée des risques encourus et ai donc mis sous excel les cours depuis 2006. constat, En ayant investis au pire moment en novembre 2007, vous auriez perdu 75 % du capital en mars 2009. le capital de départ revenait à l’équilibre en janvier 2011 pour arriver à une perf d’environ 1300 % fin 2019. cela valait le coup de serrer les dents un moment … je me suis livré à plusieurs tests, cela chahute beaucoup d’une année sur l’autre mais au final la récompense est grande.
    je vais donc essayer de lisser / saucissonner dans le temps mon investissement en achetant des replis sous bollinger et avec un peu de chance sur ou sous mm200.

    1. Bonjour Frédéric,

      1. Il existe bien des frais cachés, qui correspondent à la fouchette bid/ask spread. C’est à dire l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente du LQQ dans le carnet d’ordre. Les markets marker se rémunèrent grâce à ses frais, qui sauf période de grande volatilité sont très faibles.

      2. Les frais de gestion sont intégrés dans le cours du tracker. Ces fais ne sont pas prélevés 1 fois par an, mais tous les jours. La valeur liquidative du tracker va être amputée de 0.6%/360, tous les jours.

      3. Effectivement, le LQQ (et le Nasdaq 100) font les montagnes russes. Au Q4 2018, mon PEA a perdu près de 40% de sa valeur. Il faut être costaud et sur de ses choix pour ne pas craquer sous la pression.
      Si le LQQ avait existé en 2000, le tracker aurait perdu 98% de sa valeur suite à l’éclatement de la bulle internet. Ce tracker n’est donc pas à utiliser dans une stratégie buy&hold mais plutôt de suivi de tendance long terme.

  4. Bonjour,
    Merci pour cet article.

    Quelle est votre position pour le long terme sur cet ETF au vu des évènements actuels ?

    1. Bonjour Southside,

      Cet ETF ne peut pas être détenu dans le cadre d’une stratégie Buy & Hold classique.
      À l’approche de turbulences, il faut savoir gérer la position (vendre / couvrir).
      En ce moment, je suis à l’achat. Même si j’attends un retracement pour renforcer mes positions.
      N’hésitez pas à lire mon suivi hebdo (et/ou à vous abonner à la newsletter du blog).
      https://www.blogbourse.net/marches

      Alexandre

      1. Merci pour votre réponse. J’ai récemment acheté des ETF PEA sur le S&P500 pour le détenir à long terme. Il n’est pas aussi rentable que le LQQ comme j’ai pu le constater mais il est en ligne avec mes convictions et mon profil d’investisseur. Est ce qu’il est pareillement recommandé pour ce titre de réaliser des opérations de vente / couverture dans le cas de turbulences ? D’ailleurs, pouvez vous détailler votre stratégie de couverture / vente en cas de retournement ?

        1. Le LQQ intègre un levier 2 (+ effet du beta slippage), qui peut faire très mal en période de krach.
          Un ETF sur le S&P 500 (sans levier) peut être conservé en buy and hold.

          Mon objectif est de détecter de risque de retournement, j’ai écrit un article la dessus: https://www.blogbourse.net/prochain-krach-boursier.html
          En fonction du risque de baisse, je vais adapter ma stratégie.

        2. risque faible/moyen : achat de protection sur option
        3. risque fort : vente de la position, achat d’ETF inverse type BX4
        4. Alexandre

  5. Bonjour Alexandre,
    1- Vu la qualité du Nasdaq 100, pourquoi ne pas aller plus loin, avec un effet levier *9 : FRBNPP01MMN2
    2- Le beta slippage serait il important ?
    Connais tu une formule pour estimé le béta slippage, en fonction de la volatilité ?
    (3 % en 2008 avec le LQQ)
    3 – Que penses tu d’acheter le LQQ au SRD et conserver sa position sur 1 an et +
    4 – L’écart de réplication entre le Ndx100 et le Lqq, s’explique t il uniquement avec le béta slippage ?
    Quid des dividendes
    Quid de la parité eurodol
    Merci pour tes retours, bonne journée

    1. Bonjour Yves,

      J’achète du Nasdaq 100 via mon PEA, le certificat FRBNPP01MMN2 n’est pas éligible au PEA. Par ailleurs, si je veux utiliser un effet de levier 9, je vais me diriger vers les CFD, où les frais seront beaucoup moins élevés (frais de financement, spread, etc.).

      Le certificat FRBNPP01MMN2 est à utiliser uniquement en cas de forte anticipation haussière à très court terme. Sinon, la stagnation du cours et le beta slippage vont grignoter rapidement la valeur du certificat. D’une manière générale, l’impact du beta slippage est proportionnel au levier.

      Je n’utilise jamais le SRD, que je trouve trop cher. Frais de financement + frais de report à payer tous les mois… Si je voulais prendre plus de levier, j’utiliserai les CFD.

      Effectivement d’autres paramètres viennent impacter la valeur du LQQ. Mais leur impact est plus dur à quantifier.

      • Dividende : relativement faible sur le Nasdaq. Mais ceux-ci sont capitalisés par le LQQ.
      • Forex : la parité euro/dollars va également
      • Frais de gestion de l’ETF.

      Merci pour votre commentaire,
      Alexandre

  6. Bonjour Alexandre, j’ai compris que vous pariiez plutôt pour la « sortie de piste » dans les prochains jours. Je suis entré très haut sur le LQQ en investissant beaucoup. Pensez-vous que le LQQ remontera à 550 d’ici la fin de l’année malgré tout d’après votre analyse?

    1. Hello XL,

      Difficile à dire, le LQQ a 550 correspond à un Nasdaq à 12400 points environ. Soit une hausse de 14% pour le Nasdaq 100.
      Vu la situation technique, j’ai du mal à voir comment on pourrait retourner sur les précédents plus hauts d’ici la fin de l’année…

      Maintenant, je n’anticipe pas de krach majeur et durable dans les prochains mois.

      Bon courage,
      Alexandre

  7. Bonjour,

    Comment s’explique les variations du LQQ en dehors des heures d’ouverture du Nasdaq ? (Entre 9h et 10h par exemple)

    1. Bonjour Vincent,

      Le carnet d’ordre est tenu par des market makers qui fournissent de la liquidité.
      Le prix fournit par les market makers suit l’évolution du future Nasdaq 100 (+ levier – frais +/- impact EUR/USD).

      Le future Nasdaq 100 est tradable quasiment 24h/24. Ce n’est pas comme le CAC 40, qui est tradable uniquement de 8h à 22h

      Alexandre

  8. Hello, et donc tu es actuellement sur la même analyse ?
    Tu imagines toujours une nouvelle sortie de piste ?
    Bon courage,
    Christian

    1. Hello Christian,

      J’étais négatif à court terme jusqu’à la fin de la semaine dernière.
      Mais depuis quelques jours, les indicateurs de participation ont repris beaucoup de hauteur…

      Alexandre

  9. Bonjour Alexandre,
    Est ce que le bon moment pour investir dans le LQQ? Ou dois je attendre les elections americaine.
    Je vous en remercie. Anis

    1. Bonjour Anis,

      Le bon moment ? Tout dépend de ton âge, de ton capital, de ton appétence aux risques, etc.
      À moyen/long terme, je ne vois pas de risque de krach majeur (cf. indicateur de participation) mais à court terme, c’est la loterie…

      Un tweet de Trump, un confinement, un invasion de l’Irak, bref autant de Black Swan qui ne peuvent être détectés. Mais ces Black Swans sont effacés en quelques mois (12-18 mois en moyenne).
      J’ai écris un article sur le thème de Quand investir, n’hésite pas à le lire https://www.blogbourse.net/quand-investir-bourse.html

      Alexandre

  10. Hello,

    Bon article. 🙂

    Il manque peut-être un petit chapitre sur les facteurs de risque spécifiques au Nasdaq (variation des taux…).

    De plus, quelle est la formule pour passer du prix NDX au prix LQQ ?

    Merci.
    Steve;

    1. Bonjour Steve,

      Merci pour votre commentaire.

      Il n’y a pas de risque de taux, seulement un risque de change (que je ne mentionne pas) et un risque de contrepartie.
      Par ailleurs, il n’y a pas vraiment de formule pour passer du NDX au LQQ puisque le LQQ réplique le Nasdaq 100 Leveraged Notional Net Total Return Index.

      Quand on débute, ce qui est un peu perturbant, c’est que les deux produits ne cotent pas sur le même horaire.
      Le LQQ est coté à EUronext, de 9h à 17h30. Alors que le Nasdaq (spot) cote de 15h30 à 22h (heure de Paris).

      Alexandre

  11. Bonjour Alexandre,

    J’ai très envie de me laisser tenter par cet EQQ en investissement progressif.
    Je me demande si ce serait pas judicieux de mettre un stoploss à 25% de la position au moment de l’achat.
    Cela permet de se protéger de trop fortes baisses en cas de petit ou gros crack et de réinvestir plus bas que le stoploss qui s’est enclenché.
    Qu’en penses tu ?

    Cordialement,

    Thierry

    1. Bonjour,

      Un stop à -25% de l’achat te feras sortir tôt au tard du marché, avec une perte de 25%!
      Mettre en place un stop « automatiqueé à X% du cours est une stratégie perdante sur le long terme.

      Autre source de problème, si ton stop est déclenché, à combien aller vous réinvestir ? -5 % ? à -10% ? peut être seras-tu stopper au plus bas ?

      L’utilisation de stop doit être réservé à des activités spéculatives, de court/moyen terme. Si tu investies dans une optique long terme, il faut savoir accepter les pertes latentes et même en profiter, pour augmenter tes investissements.

      Alexandre

  12. Je ne comprends pas pourquoi aujourd’hui le LQQ baisse de 3.8% alors que le NDX monte de 0.5 (à 17h33).

    Ya un truc qui m’échappe.

    1. Hello Cyril,

      Pour comparer le LQQ au Nasdaq 100, il faut prendre 4 choses en comptes :

      • l’effet de levier (x2)
      • les variations EUR/USD
      • les frais (0,6% annuel)
      • les horaires de cotations

      Le LQQ cote de 9h à 17H30 tandis que le Nasdaq 100 cote de 15h30 à 22 (heures de Paris).
      Donc quand le LQQ ouvre à 9h, sa variation va prendre en compte le cours du Nasdaq à 17h30 (et non le cours de clôture à 22h).

      Alexandre

  13. Bonjour Alexandre,

    Merci pour cet excellent article !

    Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris la valorisation du LQQ en fonction des horaires de cotations US.

    D’après moi, le LQQ ouvre à 9h00 au cours de clôture à 22h00 non ?
    Si le Nasdaq plonge jusque 17h30 et remonte à partir entre 17h30 et 22h00, sa performance est répliquée sur ce dernier laps de temps est pris en compte dans la valorisation du LQQ le lendemain à l’ouverture à 9h.

    Me trompe-je ?

    Merci encore,

    Géraud

    1. Bonjour Géro,

      C’est presque ça. En fait, les futures américains cotent quasiment 24 heures sur 24. Donc le LQQ ouvre en fonction du cours des futures Nasdaq à 9h.

      Imaginons qu’entre 17h30 et 22h, le Nasdaq 100 perde 100 points. Puis pendant la nuit, il regagne 100 points (donc flat depuis 17h30), le LQQ ouvrira donc à l’équilibre (hors impacts de change).

      Alexandre

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